Canada

L’interminable hiver québécois

L’hiver québécois, une expérience de vie, de survie, de résistance. Le froid ? Ce n’est pas le pire… Les -20, -30 degrés sont supportables, car comme ils disent ici « Il n’y a pas de mauvaises températures, seulement de mauvais vêtements« . J’ai supporté les températures extrêmes, avec ce goût d’adrénaline dans le corps, de challenge.

Non, le plus difficile, c’est la longueur de cet hiver, cette petite mort. 6 mois, je le savais, on m’avait prévenue et mise en garde. Pourtant le vivre a été un vrai calvaire dont je sors à peine. Vous savez ce que c’est 6 mois d’hiver ? La moitié de l’année. Sans rire, il faut le vivre une fois dans sa vie. Pour tester sa résistance à la solitude, à la fatigue, à l’isolement, à cette atmosphère ralentie, parfois éteinte de la ville et de la nature, où tout s’arrête. La vie qui s’échappe et s’endort.

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Voyage intérieur

Les jours de pluie ou le « post-travel depression »

Je suis retournée dans le moule préformé du quotidien banal de notre société. Avec toutes mes expériences grandioses de rencontres et de liberté. Je suis de l’autre côté de l’océan certes. Québec est belle, à taille humaine, proche de la nature. La nuit je vois la Lune qui brille comme rarement j’ai pu la voir dans une ville urbanisée, j’ai des forêts accessibles à quelques minutes de bus ou de marche, les couleurs de l’automne sont splendides, les écureuils courent partout. Mais je suis dans une boite. Je suis retournée dans la boite. Parfois, j’ai l’impression que je vais exploser. Je me sens totalement étouffer, suffoquer, périr dans cette putain de petite boite. Certains jours, je peux passer ma journée à tourner en rond, à pleurer, à rester complètement amorphe face à ce constat déchirant : je suis enfermée. C’est souvent les jours où l’horizon se trouble de nuages, où le ciel est bas, où la pluie inonde mon regard. Mon esprit, par effet de mimétisme sans doute, s’embue d’un épais brouillard.

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