Canada, Voyage intérieur

#Québec : Derniers jours de liberté ?

Trois semaines depuis ce jour à l’aéroport, devant la porte des possibles et de l’inconnu. Déjà. Le temps file à une allure…En trois semaines sur le sol Québécois, j’ai eu le temps de déprimer, d’être perdue, de me laisser traverser par la peine, le manque, le regret, le sentiment d’être étrangère à toute chose. Puis, je me suis installée dans mon propre appartement, j’ai fait connaissance avec ma très sympathique colocataire québécoise, j’ai posé mes affaires, décoré ma chambre, mis des couleurs, des odeurs, des balises de tendresse et d’amour un peu partout. Lire la suite « #Québec : Derniers jours de liberté ? »

Melbourne, Vivre en Australie

#Melbourne nous voilà !

Finalement, le fait d’apprécier une ville plus qu’une autre reste difficile à expliquer. Il y a quelque chose dans l’ambiance, l’atmosphère, la dynamique de Melbourne qui me plait et que je n’ai pas trouvé à Sydney.

Ici, tout semble plus cohérent et plus harmonieux ; vivant mais tranquille, jeune mais relax. Les espaces verts sont encore plus présents qu’à Sydney, la ville est plus étendue et donc plus spacieuse. Je me sens moins oppressée par les bâtiments et par le rythme de cette ville. Melbourne a un style architectural où je me retrouve davantage, entre la pierre qui impose son vécu et le verre mêlé au béton qui dévoile l’évolution rapide de cette jeune Australie.

Les petits rues et passages à l’européenne ainsi que les clins d’œil vers la France sont comme des petites balises au milieu de l’inconnu, rassurantes. Je me rends compte que pour moi une ville sans pierre et sans bois – sans vieille construction, rue alambiquée et pavée – n’a aucun charme, aucune histoire à me transmettre ; elle ne me fait pas voyager à travers le temps et ne me touche pas. Melbourne est une ville où l’art est à chaque coin de rue. Au détour d’un carrefour on tombe fréquemment sur une sculpture racontant à son tour son récit, nous transmettant un message.

Récit complet disponible dans mon ebook !

 

Avant le départ en Australie

#J-19 : La peur au ventre, la liberté en tête

Je ne suis plus qu’à quelques jours du grand départ, dix-neuf exactement. Même les compter m’effraie à présent. J’écris ces quelques lignes pour me donner du courage lorsque la peur me prend aux tripes. Depuis longtemps j’avais en tête des envies d’ailleurs et d’aventures. Le besoin de m’ouvrir les portes d’autres univers devient presque oppressant, la France me parait si étriquée. La vie qui va bientôt s’offrir à moi, après l’obtention de mon Master en Management, m’asphyxie lentement. Que faire après ? Le quotidien d’une vie bien rangée va-t-il réellement me satisfaire ? La réponse est bien évidemment négative. Je rêve plus grand, plus loin.

L’envie de faire ce que tout le monde fantasme tout bas grandit en moi. L’imaginer et en parler, beaucoup le font. Concrétiser les paroles et les souhaits, faire face à ses peurs, et malgré tout oser, ça, c’est une autre affaire. J’ai entendu « Ah ! L’Australie, tout le monde le fait ! ». Certes, mais combien en parlent et restent ici ?

Cet élan au fond de ma poitrine me pousse à voir plus large pour mon avenir. J’imagine que partir un an à l’étranger, c’est se donner l’opportunité de vivre dans et avec le monde entier pour le reste de sa vie. Une porte ouverte vers l’Autre. Je n’ai jamais été aussi déterminée, il n’y a pas d’autres alternatives pour l’année à venir : il faut partir. Ce n’est pas comme si j’avais le choix de tracer un autre chemin, celui-ci s’impose à moi. Bien sûr j’ai peur, les jours avancent et je dors de plus en plus mal, je prends conscience que je vis chaque instant la dernière fois avant… longtemps. Abandonner l’existant.

Récit complet disponible dans mon ebook !

Il faut voyager pour frotter et limer sa cervelle contre celle d’autrui.
Michel Eyquem de Montaigne