Voyage intérieur

Les jours de pluie ou le « post-travel depression »

Je suis retournée dans le moule préformé du quotidien banal de notre société. Avec toutes mes expériences grandioses de rencontres et de liberté. Je suis de l’autre côté de l’océan certes. Québec est belle, à taille humaine, proche de la nature. La nuit je vois la Lune qui brille comme rarement j’ai pu la voir dans une ville urbanisée, j’ai des forêts accessibles à quelques minutes de bus ou de marche, les couleurs de l’automne sont splendides, les écureuils courent partout. Mais je suis dans une boite. Je suis retournée dans la boite. Parfois, j’ai l’impression que je vais exploser. Je me sens totalement étouffer, suffoquer, périr dans cette putain de petite boite. Certains jours, je peux passer ma journée à tourner en rond, à pleurer, à rester complètement amorphe face à ce constat déchirant : je suis enfermée. C’est souvent les jours où l’horizon se trouble de nuages, où le ciel est bas, où la pluie inonde mon regard. Mon esprit, par effet de mimétisme sans doute, s’embue d’un épais brouillard.

Lire la suite « Les jours de pluie ou le « post-travel depression » »

Voyage intérieur

Ecrire, comme on parle et on crie

Sa voix. Bon sang, cette voix. Dès les premières vibrations, belles et abîmées, mon corps se soulève. Une vague d’émotion où, dans un même mouvement, se mêlent larmes et rires. Chaque mot me transperce, me déchire, me tue. Chaque mot résonne, tourbillonne, renaît en moi.

Cette histoire, tel un rêve qu’il nous susurre. Rêve qui me transcende. Rêve qui est mien. Rêve, ma réalité.

Lire la suite « Ecrire, comme on parle et on crie »