Retour en France

Couples de nomades, lorsque le voyage se termine

Séparés par des kilomètres de routes et d’océans, les couples d’expatriés ou de voyageurs font face à l’inextricable distance qui les sépare.

Loin des yeux, loin du coeur ?

Créer du lien, même si nos corps sont loin. Echanges de mots et de regards. Son sourire qui traverse les marées pour venir me toucher en plein cœur. Parler, parler même pour ne rien dire. Pour tuer l’absence de lui, de nous. Parler de tout, surtout de rien, pour remplir le silence. Aller chercher une réaction, sa voix, une vibration intérieure pour ressentir qu’il est là quelque part en ce monde et en moi. Provoquer un sujet, construire un projet à nous, pour tenir les secondes, les semaines, les mois qui s’écoulent en respectant à la lettre le principe de la relativité.

Me souvenir de ces mots si précieux.

Ces mots que j’ai prononcé aux portes d’une autre frontière, à l’aéroport.

Je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi. Tu es parfait. Parfait pour moi. Merci. Merci d’être venu à ma rencontre. Merci de t’être mis sur mon chemin. Merci d’être toi et d’être là. Merci pour ta patience, ton calme, ta gentillesse, ta générosité. Même lorsque je panique, que je suis stressée, que je suis violente. Je t’aime. On va y arriver. J’ai confiance en nous. Ça va passer vite ces quatre mois. On va le faire, c’est tout.

Ses yeux , sa bouche, ses mains.

Tenir bon, même si tout commence déjà à s’effacer. On n’a pas eu assez de temps pour s’imprégner. Tout est allé si vite, une respiration et je suis partie. J’ai repris l’avion vers notre continent. Je l’ai quitté. Une respiration.

C’est ça le bonheur ?

Lorsque les aiguilles volent et s’arrêtent dans un même mouvement ?

Retrouver, induire en moi ces vibrations qui font la magie de notre union. Bien au-delà de nos émulsions intellectuelles, c’est bien cette alchimie entre nos deux corps, cette énergie, qui donne à notre relation toute sa puissance. Cette force, cet alignement entre deux êtres indépendants et pourtant unis par leur complémentarité, qui donne cette couleur, cette résonance, si particulière à ce qui forme un « nous ».

Transformer l’idylle.

Les jours, les semaines sont passés. Il m’a rejoint, enfin. Nous découvrons, partageons, entremêlons nos deux sphères de vie. Celles qui étaient restées sans trace de notre présence respective, celles qui nous étaient inconnues. Nos quotidiens, nos amis, nos familles, nos deux réalités s’entrechoquent. Faire face aux différences. Peut-être même pour la première fois, les voir se matérialiser entre nous.

Ce n’est plus tout à fait comme avant. Il y a cette énergie qu’on ne connaissait pas. Ce n’est pas celle des nomades que nous sommes, mais celle des sédentaires. On se fait rattraper par la réalité. Terminées les apartés dans un pays lointain, entourés de gens qui ne nous connaissaient pas. L’idylle sans attache, sans obligation, sans responsabilité, sans famille, s’efface peu à peu, pour laisser place à ce qu’on en fera.

Retour à la réalité, construire pas à pas.

J’ai l’impression qu’on a été téléscopé à la vitesse de la lumière. Chamboulés. Retournés. Déstabilisés.

Avant on fonctionnait en « ON/OFF », on se voyait 24/24h, et ce temps nous était entièrement consacré, le monde autour disparaissait. Ou bien, on ne se voyait plus du tout, tous les deux vivants dans une autre ville, un autre pays.

Aujourd’hui, chaque jour, je plie en quatre ma sphère spatio-socio-temporelle pour l’incorporer peu à peu dans mon emploi du temps hyper-chargé de jeune coach-entrepreneure, délicatement comme les blancs d’œuf dans le coulis au chocolat. Je lui fais de la place. Je lui ajoute une brosse à dent, une serviette de bain dans mon quotidien. On se découvre sous d’autres coutures. On fait face à des situations délicates où l’on découvre à quel point nos vies sont différentes, nos dynamiques inversées, nos habitudes opposées. On doute un peu, beaucoup, parfois, souvent…

Lorsque je le regarde dans les yeux, il a toujours cette étincelle de vie qui brille.

Lumière vive qui me réchauffe comme le feu du soleil couchant que l’on contemplait au Québec, émerveillés. Je suis touchée. Je le reconnais. Je sais. Je sais que j’ai la force de continuer malgré les turbulences. Je ressens cet élan d’affection, de confiance, de sérénité qui me pousse à y croire encore et toujours.

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Voyage intérieur

Quel compagnon de route je veux être ?

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Si je me rencontrais…

…dans la rue, dans le métro, sur la route, dans un bar, au travail, est-ce que j’aurais envie de me connaître ? Est-ce que j’aurais le goût (merci expression québécoise que j’aime tant) de discuter avec moi ? De prendre le temps de m’arrêter pour apprendre qui je suis ?

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Voyage intérieur

Mon amour, je t’aime, mais je n’ai pas besoin de toi

J’entends dire que je suis une femme de caractère, que je suis trop complexe, que je fais peur aux hommes. Ils ont peur que je leur vole leur rôle. De quel rôle parle-t-on en tant qu’homme, en tant que femme ? Quelle est notre place dans un couple ?

« Selon toi, pourquoi je fais peur aux hommes ? »

J’ai posé cette question à un ami qui me connait depuis si longtemps, qui m’a connue adolescente, dans mes relations, qui m’a suivie lors de mes voyages, qui a vu les remises en question et les évolutions. Il m’a répondu que j’avais sûrement l’air d’une fille complexe, avec du caractère, qui se pose beaucoup de questions. Que la plupart des hommes étaient certainement effrayés que je prenne leur place, que je leur vole leur rôle d’ « homme ».

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Voyage intérieur

Former un « O », être unique et une.

Introspections new-yorkaises. En chemin vers la belle pomme, mes rencontres me replongent dans les tumultes du couple, entre passion et raison. Envie profonde d’union individuelle et collective. Réflexions inspirées du roman “La Prophétie des Andes” sur notre capacité à transformer notre “C” personnel en “O”.

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Voyage intérieur

Le bonheur se balade à poil

On raconte que l’amour c’est ce qui nous tombe dessus lorsqu’on s’y attend le moins. Lorsqu’on n’attend rien, lorsqu’on ne cherche pas. Alors Eux, c’est mon histoire d’amour.

Mais encore faut-il accepter de recevoir, baisser les armes, s’abandonner, cesser de vouloir être quelqu’un d’autre que soi, tout simplement. Pourquoi les histoires d’amour échouent ? Parce que nous ne sommes pas nous-mêmes. Parce que nous nous mentons à nous-mêmes d’abord, puis aux autres forcément. Nous sommes l’image de ce qu’on voudrait être, l’image que nous pensons que l’autre veut. Parce que nous sommes effrayés de nous découvrir vraiment.

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