Avant le départ en Australie

#J-19 : La peur au ventre, la liberté en tête

Je ne suis plus qu’à quelques jours du grand départ, dix-neuf exactement. Même les compter m’effraie à présent. J’écris ces quelques lignes pour me donner du courage lorsque la peur me prend aux tripes. Depuis longtemps j’avais en tête des envies d’ailleurs et d’aventures. Le besoin de m’ouvrir les portes d’autres univers devient presque oppressant, la France me parait si étriquée. La vie qui va bientôt s’offrir à moi, après l’obtention de mon Master en Management, m’asphyxie lentement. Que faire après ? Le quotidien d’une vie bien rangée va-t-il réellement me satisfaire ? La réponse est bien évidemment négative. Je rêve plus grand, plus loin.

L’envie de faire ce que tout le monde fantasme tout bas grandit en moi. L’imaginer et en parler, beaucoup le font. Concrétiser les paroles et les souhaits, faire face à ses peurs, et malgré tout oser, ça, c’est une autre affaire. J’ai entendu « Ah ! L’Australie, tout le monde le fait ! ». Certes, mais combien en parlent et restent ici ?

Cet élan au fond de ma poitrine me pousse à voir plus large pour mon avenir. J’imagine que partir un an à l’étranger, c’est se donner l’opportunité de vivre dans et avec le monde entier pour le reste de sa vie. Une porte ouverte vers l’Autre. Je n’ai jamais été aussi déterminée, il n’y a pas d’autres alternatives pour l’année à venir : il faut partir. Ce n’est pas comme si j’avais le choix de tracer un autre chemin, celui-ci s’impose à moi. Bien sûr j’ai peur, les jours avancent et je dors de plus en plus mal, je prends conscience que je vis chaque instant la dernière fois avant… longtemps. Abandonner l’existant.

Récit complet disponible dans mon ebook !

Il faut voyager pour frotter et limer sa cervelle contre celle d’autrui.
Michel Eyquem de Montaigne