Voyage intérieur

Quel compagnon de route je veux être ?

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Si je me rencontrais…

…dans la rue, dans le métro, sur la route, dans un bar, au travail, est-ce que j’aurais envie de me connaître ? Est-ce que j’aurais le goût (merci expression québécoise que j’aime tant) de discuter avec moi ? De prendre le temps de m’arrêter pour apprendre qui je suis ?

Si je me rencontrais, est-ce que j’aurais envie de devenir mon amie ? Mon compagnon de voyage ? Mon colocataire, mon salarié, mon patron, mon collaborateur ? Mon amant, mon amoureux, mon mari ? 

Est-ce que tous les jours je peux me poser cette question :

Est-ce qu’en ce moment, si je me rencontrais, je m’arrêterais sur la personne que je suis ? 

Puis, agir en conséquence, quels actes, paroles, pensées ne me plaisent pas, ne me correspondent pas ? Est-ce vraiment moi ? Comment re-devenir mon amie ?

Honnêtement… si je regarde en arrière, non. De nombreuses fois, je n’aurais jamais accepté qu’une de mes amies agissent comme je l’ai fait. Pas tous les jours, pas tout le temps. Surtout sur les routes du voyage où tout est amplifié, intensifié, parfois complexifié. Cocktail parfait d’émotions qui peut faire émerger de nombreux désalignements.

Je m’améliore avec le temps, j’apprends à respecter celle que je suis, à rester alignée, pour avoir envie de me rencontrer, avoir envie de devenir mon amie, et m’aimer.

Imparfaite, je suis moi.

Loin de moi l’idée de vouloir être parfaite, d’incarner l’idéal. Déjà, parce que ma perfection n’est pas la vôtre. Puis, parce que je ne peux pas plaire à tout le monde, je ne veux pas plaire à tout le monde… en tout cas j’y travaille. J’éloigne de moi, le besoin – malsain – d’être aimée de tous. J’aimerais me plaire à moi. Et mes imperfections me plaisent souvent.

Lorsque je râle, et que je retrouve l’enfant bougon, je me fais rire. Lorsque je pleure de colère ou de chagrin, je m’émeus. Lorsque je redécouvre l’innocence dans mon ignorance, et parfois dans ma bêtise. Lorsque je m’impatiente, que je crie, que je fuis, je compatis. Dans beaucoup de mes imperfections, je continuerai de rester mon amie, car c’est aussi ce que je suis.

Merci à eux.

A ceux qui m’ont supportée, lorsque je ne pouvais le faire moi-même. A ceux qui m’ont aimée, lorsque j’étais incapable de le faire. A ceux qui ont apprécié ce que je déteste chez moi. A ceux qui sont restés, lorsque moi-même j’ai cessé d’être présente pour moi.

A mes amis, mes amoureux, mes frères et sœurs de sang, de coeur et d’âme, de voyages, à mes parents, merci d’être mes amis et de parcourir avec moi les chemins de l’amour de soi.

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