Suisse

#Suisse, une bouffée d’air

J’ai préparé à la va-vite mon sac à dos pour 10 jours de road trip sur les routes Suisse. Je m’entraine à faire des sacs toujours plus petits en réduisant à l’extrême les affaires que j’emporte avec moi. Un simple petit sac à dos suffira pour ce voyage, tout est en format réduit et compacté. L’essentiel. C’est tout. J’enfile mes baskets roses, celles qui me suivent dans chaque expédition depuis que je les ai achetées à Sydney, celles qui ont frôlé la terre rouge et sacrée aborigène, celles qui ont avalé des mètres cubes de sable volcanique sur les pentes du Mont Batur, celles qui m’ont aidé à gravir toutes ces montagnes à la recherche des plus beaux paysages d’Océanie. Je mets mon anorak sur le dos, celui qui convient aux mi saisons, entre la pluie fine, le vent modéré, et les températures en chute, en cas de retour hivernal. Finalement, qui a dit que le voyage était terminé ?

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Je pars sans aucune idée des étapes à venir, je n’ai rien prévu, rien réservé. Un train m’attend pour me mener à Genève, où une couchsurfeuse suisse m’accueillera dans son appartement pour une nuit. J’ai juste envie de suivre mes envies d’ailleurs et d’imprévus. Une nouvelle aventure où je m’entraine encore une fois au lâcher prise. Et bien sûr, j’ai hâte de voir Élise à Lausanne après deux long mois (seulement ?) séparées l’une de l’autre.

Je m’assois à ma place, j’ai le sourire aux lèvres, l’excitation monte tranquillement. J’imagine des paysages incroyables, semblables à ceux de la Nouvelle-Zélande, entre ciel et terre. Rapidement un jeune homme prend place à mes côtés, il me dit bonjour. Je suis surprise par cette politesse joyeuse ressentie dans sa voix, tous les passagers avec qui j’ai partagé des trajets n’ont pas eu cette délicate attention de salutation. Puis, pour une fois, une personne de mon âge m’accompagne, ce qui est finalement assez rare. Dans un des derniers livres que j’ai lus, il était dit que notre cerveau ne mettrait seulement que quelques très rapides secondes à capter, puis évaluer, ces centaines d’informations qu’il reçoit en un regard furtif, afin de déterminer si la personne en face de nous suscite notre intérêt ou non. Je viens d’en faire l’expérience, et c’est assez incroyable. A ce moment précis du voyage je serai incapable consciemment de dire à quoi il ressemble et comment il est habillé, je n’ai à ma connaissance que très peu de détails, pourtant j’ai une envie irrépressible de lui parler. Avec une année de voyage dans les baskets, il m’est très aisé d’engager une conversation aujourd’hui, mais je décide d’attendre un peu, il vient juste de s’assoir et sort déjà son ordinateur pour travailler. J’ai toujours été intriguée par toutes ces personnes qui m’accompagnent chaque jour dans mes trajets en métro, en train, en avion. Des centaines de personnes qui, j’en suis intimement persuadée, ont des tas de choses à m’apprendre, et dont je ne connaitrais jamais rien si je reste constamment dans ce mutisme contemporain, discret et conformiste. Pourquoi passer des heures épaule contre épaule avec quelqu’un sans partager avec lui ou elle un bout de sa vie et de son expérience, sans se donner la chance de s’enrichir mutuellement ? Ce silence est parfois d’une absurdité…

Il doit avoir fait une grande école de commerce, une fac de droit ou quelque chose comme ça. Il a la posture des gens qui ont à traiter avec des personnes d’un milieu plutôt aisé. Il se concentre sur les slides de son PowerPoint rédigées en anglais, il tapote quelques phrases qui viennent compléter l’existant, puis il semble se décourager, comme s’il était bien trop fatigué pour travailler. Du coin de l’œil, je remarque qu’il a cet air très sérieux des jeunes hommes qui ont un poste à responsabilités dans des boites très sérieuses (pensent-elles), et qu’il fait du mieux qu’il peut pour y croire et être à la hauteur sans vraiment réussir à s’en convaincre. Cet air je le connais que trop bien, je l’ai côtoyé quelques mois par le passé. J’essaie à mon tour de me concentrer sur mon livre ou sur le paysage, sans succès, j’ai envie de parler.

Il range son ordinateur abandonnant le travail en cours. Je me lance sur une question dont je connais déjà la réponse, mais c’est une phrase d’introduction comme une autre : « Excuse-moi… », il tourne sa tête et me coupe par un « Dis-moi… » en me regardant droit dans les yeux, pas fuyant, pas gêné, au contraire simple et encourageant. « Tu sais où je pourrai échanger mes euros à mon arrivée ? » Nous avons deux heures devant nous qui se dérouleront dans un échange naturel, fluide, puis drôle, intéressant, comme si finalement on se connaissait depuis plusieurs heures. Il travaille dans le luxe à Genève, mais il aimerait donner un peu plus de sens à son boulot, avoir un impact positif sur l’environnement. Il s’intéresse au secteur des énergies. Il a vu les films-documentaires « En quête de sens » et « Demain ». Je souris… Tiens, c’est l’un des nôtres. C’est drôle cette sensation qui s’éveille en moi, comme s’il y avait nous et les autres. Ceux qui se sont réveillés ou qui sont en train, et les autres encore dans le noir ou un peu dans le brouillard. Je surveille tout de même ces deux groupes qui se forment dans mon esprit avec la volonté qu’ils ne s’opposent pas, mais s’inspirent, se stimulent. Dans l’opposition nous n’obtenons que l’incompréhension et le conflit.

Il me confie qu’il n’a pas vraiment accroché avec la partie spirituelle d’En Quête de Sens, que ça le dépasse un peu. Je souris de plus belle et mon cœur frétille de compassion et me chante « ça viendra, car tout est lié, tout n’est qu’un », comme pour lui transmettre un peu de cette lumière qui m’anime. Tout au long de ce trajet nous avons parlé de choses et d’autres, plus ou moins importantes, nous avons ri, partagé nos aventures de voyage, lui en Amérique latine, moi en Océanie. Il a cette façon de me regarder droit dans les yeux qui me perturbe, sans jamais me lâcher, moi qui ai l’habitude de fuir, comme si au-delà des mots que l’on partage tout autre chose était en train de se jouer, ailleurs, sous une autre forme. Je ne m’étais pas trompée, les personnes mises à nos côtés ont assurément quelque chose à partager avec nous, ne serait-ce que par le regard qu’ils portent sur nous. Une histoire invisible qui se joue entre les hormones, les phéromones, les gènes, les odeurs, les formes et les couleurs – qu’ils disent dans mon livre. Une histoire qui s’écrit chaque jour, à chaque instant, à chaque rencontre. Une histoire entre les vivants.

Je descends du train, toute enthousiasmée par nos échanges. Le ciel est chargé de nuages qui déversent, pour l’instant, une pluie fine sur les trottoirs et les parapluies des passants. Je redécouvre instantanément l’excitation d’être de nouveau projetée dans un endroit dont je ne connais rien. Avoir cette étincelle merveilleuse dans les yeux, celle du regard neuf sur toute chose. Celle du nouveau-né qui voit pour la première fois. Découvrir ces rues inconnues, m’y promener sans réfléchir, sans savoir. Me perdre et me retrouver. Je me demande si, finalement, le terme « être perdu » existe vraiment ? N’est-ce pas juste un état temporaire, une transition entre deux espace-temps ? Une attente de décision ? Une forme de passivité supposée qui peut en réalité être une véritable source d’inspiration et de mouvements. Observez quelqu’un de perdu dans la rue, vous semble-t-il inactif, à attendre que ça passe ? Au contraire ! Il déploie toutes sortes d’actions et d’initiatives, en lui se joue un réel combat pour retrouver cet état de stabilité qui le rassure tant. Une recherche intensive s’opère dont il est le moteur. Du chaos nait l’ordre. De l’ordre nait le chaos. Entre équilibre et déséquilibre.

Je dispose de tout l’après-midi pour faire connaissance avec cette première ville Suisse. L’architecture de la vieille ville est absolument magnifique et transmet ce charme historique que j’apprécie tant. Les routes pavées, les maisons en pierre, les petites places où sont disposées les terrasses des cafés et les fontaines me rappellent le Vieux-Lyon. Le soleil fera de rapides apparitions tout au long de la journée, de quoi garder le sourire. Tout autour de cette vieille cité s’est construite la ville moderne avec ses immeubles en béton des années 60/70 que j’ai en horreur… Les nuages sont trop bas pour que je puisse apercevoir la nature environnante, ses collines et ses montagnes. Je prends le temps de me laisser surprendre par l’atmosphère qui règne ici, lorsqu’une pluie dense et continue me pousse à attendre, sereine mais trempée, la femme qui me loge ce soir sur le parvis d’une chapelle dans le cimetière des célébrités suisses. Je chantonne des airs d’Andalousie pour continuer à faire briller le soleil en moi, je souris.

J’ai passé la soirée avec cette femme dynamique et libre comme l’air, chaleureuse et simple, et un de ses amis. Sophie est née dans un des cantons suisses, nous partageons l’amour du voyage, de la découverte et de l’aventure. Dans la soirée, un peu par hasard, j’apprendrais que nous partageons également une vision commune sur le lien entre le corps et l’esprit. Tiens, elle aussi. Décidément ! La vie m’amuse. Je pars sans prétention, sans plan, sans avoir réfléchi, et voilà que les deux premières personnes que je rencontre font parties de celles qui découvrent qu’une autre lecture du monde peut être faite.

Chaque voyage pourrait paraitre identique, et pourtant chaque voyage est différent. Je me redécouvre à chaque fois, j’essaie de tester des approches différentes. Cette fois-ci je suis surprise par ma décontraction, mon envie de ne rien planifier, de laisser venir les choses à moi. Je n’ai plus peur de ne pas savoir où dormir dans 3 jours, ni quoi faire. Vivre le moment présent. Ici et maintenant. Paisiblement.

Le lendemain, j’estime que je ne pourrais pas en découvrir plus sur cette ville à ce moment précis de mon voyage. Le temps n’est pas au beau fixe. Je suis pressée de voir Elise et de découvrir Lausanne qui semblent avoir séduit beaucoup plus de personnes que Genève. Je réserve un covoiturage, direction l’aéroport où la conductrice passera me chercher. Le trajet d’à peine 45 minutes est passé à une vitesse folle, encore une fois ce fût trop court pour profiter des deux femmes qui m’accompagnent. L’une travaille dans une association d’aide aux personnes handicapées mentales, elle qui ne donnait aucun crédit aux organismes de ce genre avant d’y faire une mission, et l’autre est suédoise et part à Lausanne afin de pratiquer du yoga en face du lac Léman.

Arrivée chez Élise, seule car elle travaille, j’entre dans un appartement épuré, délicat et ordonné, qui lui ressemble parfaitement. J’aperçois des photos dans l’entrée, nous deux réunies pour fêter le 14 juillet chez les grands-parents en Australie, accompagnées par Romain. Je souris, touchée. J’avance, je vois le didgeridoo que Romain lui a rapporté d’Australie, ainsi que la peinture aborigène accrochée sur le mur. Sur le lit Elise a plié son pyjama, comme tous les matins. Mon cœur sursaute lorsque je vois qu’elle porte pour dormir le T-shirt blanc que nous avait offert la compagnie du van que nous avions loué pour voyager sur la côte Est. J’ai le même dans mon sac à dos en guise de pyjama aussi. Les larmes me montent aux yeux. J’ai l’impression de retrouver une personne que je connais quasiment par cœur. Tout son univers m’est familier. Des liens très forts nous unissent, c’est indescriptible et pourtant imperceptible, loin des effusions sentimentales. Après avoir voyagé avec elle pendant six mois, partagé ensemble nos jours et nos nuits, nos trajets et nos lits, je la retrouve dans un autre pays, une autre ville, une situation complètement différente, et c’est comme si je retrouvais encore une fois une partie de moi-même. Cette féminité rassurante, tempérée, douce, conciliante et réfléchie. Elle est le temps qui s’égrène avec patience et raison. Elle est l’eau paisible et réconfortante qui reflète en son miroir la beauté de ce qui l’entoure. Elle est l’embrun léger et tourmenté. Elle est aussi la rivière qui trace lentement son chemin, non sans difficulté mais déterminée, qui deviendra fleuve d’ici peu, puissant et grandiose se jetant dans la cascade. Elle est ma Lune. Cette énergie croissante puis décroissante, en évolution constante, acceptant l’obscurité pour éblouir de sa pleine lumière.

Force est de constater que les jours à venir allaient rechuter dans un hiver tardif quasiment sur tout le territoire, j’ai décidé de profiter des derniers jours de beau temps à Lausanne, renonçant à visiter le reste de la Suisse sous la pluie et dans le froid. Il y a de bons côtés à ne rien réserver à l’avance, cela me laisse le choix d’improviser avec mes envies, mes rencontres et surtout la météo.  Lausanne, construite sur les hauteurs du lac Léman, est un vrai parcours de randonnée alpine dans la ville. Ça monte sec et ça descend sans arrêt ! Je comprends mieux pourquoi Elise grimpait comme un petit cabri lors de nos escapades australiennes, elle a eu l’occasion de s’entrainer toutes ces années à étudier à Lausanne ! L’architecture est plus ou moins similaire à Genève, néanmoins la vieille ville côtoie la nouvelle de manière plus floutée et fondue. Plus l’on descend vers le lac, plus les anciens manoirs familiaux se dévoilent, et la population semble plus aisée.

C’est d’ailleurs la première fois que je vois au volant des voitures de sport, non pas des hommes aux cheveux grisonnants approchant la soixantaine, mais des jeunes de mon âge. Il est certain que le niveau de vie est en moyenne largement supérieur à celui en France. Tous les prix sont plus chers de quelques euros, ce qui donne des additions salées au moindre achat. J’ai l’impression de me trouver de nouveau en Nouvelle-Calédonie, ne sachant pas quoi acheter entre les pâtes et les conserves, avec cette impression de dépenser 10 euros minimum dès que je pose le pied en dehors de l’appartement. Certes, en tant que travailleurs suisses, leurs salaires n’ont rien à voir avec les nôtres, mais en tant que touristes ça fait mal. Finalement, je comprends mieux pourquoi il n’y a pas tant de touristes dans ce pays pourtant beau et agréable. Paradoxalement, la misère des personnes mendiant dans les rues n’est pas rare et d’autant plus remarquable. Plusieurs fois, j’ai vu des personnes leur répondent « Ici, on est en Suisse, allez travailler ! ». « Ici, on est en Suisse », j’ai dû l’entendre des dizaines de fois, comme si c’était un prétexte ou une excuse à tout. J’ai également remarqué que dès qu’il s’agit de parler des Suisses ou de leur pays, mes interlocuteurs baissent la voix, jusqu’à chuchoter. Il semble assez mal venu de critiquer le système, d’autant plus si c’est un français qui le fait !

Sous les conseils d’Elise, je pars visiter les vignobles de la région classées patrimoine mondial de l’UNESCO. J’ai marché des heures entre les vignes se jetant dans ce lac immense qui donne l’impression d’être une mer bien trop calme. Je garde les yeux fixés sur ces montagnes qui m’observent. Toujours ce petit voile de condensation qui flotte au-dessus de l’eau floutant l’horizon, nous laissant dans un mystère perceptible. L’air est pur. La nuisance sonore se limite aux voitures qui circulent de temps à autre, ainsi qu’aux trains qui passent à travers les vignes. J’enlève mes écouteurs, m’apercevant qu’ils sont de trop dans cette atmosphère paisible qui règne autour de moi. Personne. J’avance lentement scrutant la course rapide des lézards quittant leur paresse pour s’enfuir. Continuer de marcher malgré mes mollets qui commencent à me lancer après toutes ces randonnées urbaines. Prendre le temps de respirer. J’écoute le vent léger qui souffle dans les arbres et me rapportent le doux parfum des fleurs qui fanent déjà. Je contemple le vol des cygnes brut et majestueux. Les oiseaux virevoltent au-dessus des plaines et chantent gaiement. Puis, je m’aperçois que je ne pense pas. Aucune idée me traverse l’esprit et fait débat dans mon crâne. Encéphalogramme plat. Comme l’eau du lac. Comment c’est possible ? Moi qui ai toujours des dizaines de sujets sur le feu, des petites Marion intérieures qui cherchent à exposer leur point de vue et à avoir raison. Je lance une idée, il y a toujours une question qui attend d’être traitée quelque part. La marche doit justement aider à éclaircir les pensées. Je commence à constituer une phrase interrogative pour me questionner. Puis, rien. Elle tombe lourdement et sans bruit, comme une pierre au fond de l’eau. Heureuse, je souris et continue ma méditation silencieuse.

Voyager seule de nouveau. Comme pour me retrouver encore une fois. Me confronter à moi-même face à tout ce qui m’est inconnu. La liberté. Lâcher-prise sur toutes ces choses superficielles qui me pèsent parfois, arrêter de ressasser, de refaire toute l’histoire à l’endroit puis à l’envers. Prendre du recul sur ces plaies qui viennent me chatouiller parfois. Celles qui restent malgré une année entière à fouiller, analyser, ressentir, pardonner, réparer. Je sentais qu’il y avait encore et toujours ce nœud dans ma poitrine, je l’ai ignoré, remettant à plus tard. Plus tard, c’est maintenant. J’ai tout remis à vif. Volontairement. Tout fait péter. Toute seule, sans drame, sans cris, sans larmes. Il y avait trop de nœuds, de pu agglutiné, de pansements qui m’obstruaient la vue et m’empêchaient de voir clairement ces blessures encore ouvertes. Tout reprendre. Doucement, sincèrement. Point par point, fil après fil. Recoudre. Ça fait déjà moins mal.

Finalement, je n’aurais passé qu’une semaine en Suisse, le mauvais temps va perdurer toute la semaine prochaine, j’ai préféré rentrer. J’étais venue pour visiter ses merveilles et ses beautés, et je repars en ayant visité une amie et des inconnus avec qui j’ai eu des échanges d’une belle richesse. Rien ne se passe comme prévu, et c’est ce qui fait tout le charme de la vie. Se laisser porter par les flots puissants qui te rapprochent toujours de la rive qui te correspond le plus à ce moment précis. Là où ton cœur te pousse, tu trouveras toujours plus de réponses. Seul le cœur sait.

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2 réflexions au sujet de “#Suisse, une bouffée d’air”

  1. La route continue et sinue…
    Si près de saint gervais les bains où je suis cette semaine que je regrette de ne pas l’avoir su pour partager enfin quelques moments avec toi au coin du feu.
    Je suis heureuse de savoir que ton projet de doctorat va se concrétiser et toujours aussi heureuse de te lire.
    Je retrouve souvent des sensations que j’ai ressenti ou que je ressens.
    Encore une fois Marion merci.
    Préviens moi si tu reviens vers la Haute Savoie.
    Christine

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